ROBBE-GRILLET ET LA DYSNARRATION

Essai narratologique (1993)

par Kees Bakker

Trintignant in Trans-Europ-Express

" Ce que propose l’œuvre cinématographique d'Alain Robbe-Grillet n'est rien d'autre qu'une mise en péril de ma situation de spectateur. Déstabilisé, me voici contraint de me redéfinir, de me re-situer, et je m'engage dans un processus de transformation. De cette expérience, si je ne sors pas riche d'un plus grand savoir, je sais que je sors riche d'un regard neuf, enfin lavé de la prégnance des codes culturels dominants."(1)

Qu'est-ce que c'est dans l’œuvre d'Alain Robbe-Grillet que peut déstabiliser un spectateur de cinéma, lui mettre en péril, voire transformer? Comment alors est-ce spectateur transformé? Il faut voir les films pour savoir les réponses. C'est parce que les films de Robbe-Grillet font du spectateur quelqu'un qui participe activement à la production du film même. Ne point à la production technique, bien évidemment, mais à la production intellectuelle du film :

"L’œuvre que je vous propose est un appel à votre participation créatrice; chacun de vous doit être celui qui fait le film."(2)

Il y a donc quelque chose dans l'œuvre d'Alain Robbe-Grillet qui fait le spectateur travailler. C'est une façon de raconter des récits, une façon que Robbe-Grillet lui-même a nommé `la dysnarration'.(3) Ici je veux explorer l’œuvre filmique de Robbe-Grillet ainsi que ses travaux plus ou moins théorique pour pouvoir formuler ce qu'est la dysnarration et comment elle fonctionne. Mais avant qu'on puisse dire quelque chose sur la dysnarration il faut d'abord savoir comment elle se rapporte à la narration. Il vaut la peine de situer la narration en relation avec les autres niveaux narratologiques, ainsi qu'on peut mieux définir la dysnarration.

La narration et les niveaux narratologiques

Il faut bien distinguer ce que j'appellerai les différents niveaux narratologiques. Nous verrons l'importance de distinguer ces niveaux, parce que la narration se déroule à plusieurs niveaux; des niveaux où joue aussi la dysnarration.

Depuis longtemps on a différencié des niveaux dans des textes narratifs. Les formalistes russes faisaient déjà la distinction entre fabula et syuzhet :

"La fabula pourrait être exposée d'une manière pragmatique, suivant l'ordre naturel, à savoir l'ordre chronologique et causal des événements, indépendamment de la manière dont ils sont disposés et introduits dans l’œuvre. La fabula s'oppose au syuzhet qui est bien constitué par les mêmes événements, mais il respecte leur ordre d'apparition dans l’œuvre et la suite des informations qui nous les désignent.(4)

Cette distinction revient avec des précisions dans les théories de, entre autres, Seymour Chatman et Gérard Genette. Chatman est, selon moi, pas très net faisant sa distinction entre story et discourse(5). Tantôt il la présente comme synonyme de la dichotomie hjelmslévienne contenu/expression, tantôt comme équivalent à la distinction entre story et plot. La dernière me semble le mieux concorder avec la dichotomie des formalistes russes, qui n'est pas la même que la distinction entre contenu et expression. Lorsque nous suivons David Bordwell, qui se réfère au même passage de Tomachevski que j'ai cité ci-dessus, mon point devient clair:

"Logically, syuzhet patterning is independent of the medium; the same syuzhet patterns could be embodied in a novel, a play, or a film."(6)

Alors, quand Chatman pose une équivalence entre story, histoire, fabula et contenu d'un côté, et entre discourse, récit, syuzhet et expression d'autre côté, il fait plus qu'une comparaison approximative(7). Pour moi, le récit n'est pas l'expression de l'histoire. Je vois plutôt la distinction entre récit et histoire comme celle entre fabula et syuzhet. La fabula et l'histoire ne sont pas le contenu narratif, mais une reconstruction d'un certain ordre (chronologique e.a.). Cette reconstruction n'est pas le contenu d'un récit, mais elle est le produit d'une activité du lecteur, de l'interprétation du récit. Le récit, en principe (c'est à dire dans l'analyse) indépendamment du médium et donc du plan d'expression, est en ce sens le contenu d'un texte narratif, dont le lecteur fait sa réorganisation (la construction de l'histoire) pour mieux comprendre le récit.

Mais il est trop facile de dire, si le récit équivaut au contenu, que le texte équivaut à l'expression. Le texte est plutôt un ensemble signifiant dans lequel nous pouvons distinguer un plan d'expression et un plan de contenu. Il faut se méfier de ne pas mêler inconscient une terminologie narratologique avec une terminologie sémiotique; dans les deux disciplines on a affaire à deux niveaux de pertinences différents, et ça se manifeste dans l'utilisation des notions. Alors une analyse du plan d'expression est un autre que l'analyse d'un texte.

Ainsi nous arrivons à une hiérarchie ternaire, déjà proposé par Mieke Bal : histoire - récit - texte. Mais le trajet qui nous a conduit vers cette distinction diffère du trajet Mieke Bal a suivi. Pour elle le récit est le signifié du texte et en même temps le signifiant de l'histoire.(8) Or, non pas seulement le texte est texte, mais le récit aussi est un texte(?). Les notions linguistiques/sémiotiques se mêlent avec celles d'une narratologie d'une façon très confondant.

Le triade proposé ci-dessus n'est pas la seule possible. Les triades de Gérard Genette et de Shlomith Rimmon-Kenan y diffèrent. Les deux ont compris le niveau de la narration. Genette y ajoute histoire et récit, et Rimmon-Kenan `story' et `text'.(9) Bal héberge la narration au niveau du texte. Je crois cependant que la narration est une dimension assez particulière de la narratologie, et qu'il faut la distinguer des autres niveaux. La narration n'est pas seulement une mise-en-récit, mais aussi une mise-en-texte; et peut-être même une mise-en-histoire (comme activité du lecteur; l'interprétation). Alors, la narration est un processus dont les autres niveaux narratologiques sont les produits différents. Elle a une grande importance par rapport aux autres niveaux et il faut la considérer comme un niveau en soi.

La conséquence de cettes réflexions c'est que le triade est transformé en une distinction quaternaire qu'on peut représenter ensuite :

[figure 1]

Il est clair que la narration est le lien entre les autres niveaux narratologiques. Lorsqu’on étudie la relation entre deux niveaux, on étudie un aspect de la narration. Le texte est-ce qui est accessible pour le lecteur/spectateur. Il n'est pas l'expression de l'histoire, mais un ensemble signifiant dont nous appelons le contenu `récit'. L'histoire se trouve dans une autre dimension; une dimension pragmatique. Elle peut être déduit du texte. L'histoire est ce qu'on peut appeler d'après Metz "l'information imaginative du lecteur",(10) c'est à dire une reconstruction faite par le lecteur et qui se fonde sur le texte. En fait le texte contient le récit, donc la distinction texte - récit est une autre que celle de expression - contenu. Pour la narration il est cependant important de distinguer cettes différentes approches des niveaux. En particulier dans l’œuvre d'Alain Robbe-Grillet, qui explore les possibilités et contraints des matières d'expression, pour arriver à une mise-en-texte assez inconventionnelle.

La narration filmique

Quant à la narration filmique on peut alors distinguer deux stades : le mise-en-récit et le mise-en-film. Ces deux stades correspondent à la formation de deux niveaux narratologiques différents, à savoir le niveau du récit et le niveau du texte filmique. Donc, dans la narration il faut tenir compte de deux étapes différentes, ce qui vaut pour tout processus énonciatif.

Ce n'est pas seulement une distinction narratologique, parce qu'avec la sémiotique greimassienne nous pouvons aboutir au même résultat. Il faut en effet voir le parcours génératif étant conçue dans le `dictionnaire',(11) et dont la base est donnée dans Du sens :

"- les structures superficielles constituent une grammaire sémiotique qui ordonne en formes discursives les contenus susceptibles de manifestation. Les produits de cette grammaire sont indépendants de l'expression qui les manifeste, pour autant qu'ils peuvent théoriquement apparaître dans n'importe quelle substance (...).

- les structures de manifestation produisent et organisent les signifiants."(12)

L'énonciation est le processus qui actualise les `virtualités sémiotiques' en formant les structures (ou formes) discursives.(13) C'est le mise-en-discours (ou ce que j'ai nommé - en termes narratologiques - mise-en-récit), qui précède le mise-en-texte. Ce dernier processus peut on décrire comme la `textualisation' :

"Acte de mettre en texte, elle [la textualisation] soumet la forme du contenu, commune à toutes les sémiotiques (le parcours génératif proprement dit), à la forme de l'expression propre au signifiant choisi."(14)

En mêlant (faites attention) la terminologie narratologique et sémiotique, on peut dire que la textualisation établit l'actualisation d'un récit par une programmation textuelle de celui-ci. La programmation textuelle est cette deuxième étape de l'énonciation où elle se laisse conduire par les contraintes des signifiants. Ainsi, dans l'énonciation filmique nous pouvons étudier séparément ou conjointement ce que j'appèle l'énonciation narrative d'un côté, et l'énonciation cinématographique de l'autre. Dans les films de Robbe-Grillet il est important de distinguer ces deux stades d'énonciation, ou de narration puisqu'il s'agit des films de fiction. On peut se demander si la dysnarration joue sur l'un ou l'autre stade de la narration, ou sur les deux.

La dysnarration et les films de Robbe-Grillet

Alain Robbe-Grillet a écrit plusieurs articles sur le (son) Nouveau Roman et les caractéristiques de cette pratique romanesque. Vu ses films il a continué cette même pratique, mais avec un autre moyen d'expression. Les romans de Robbe-Grillet, ainsi que ses films mettent en cause cet élément d'un texte narratif, dont on dirait que ce soit le pivot de toute fiction littéraire et filmique : le récit. Tous les `codes culturels dominants' étaient à la base d'un récit qui " visait à imposer l'image d'un univers stable, cohérent, continu, univoque, entièrement déchiffrable."(15) Ainsi le récit répond à un ordre idéologique dominant. La dysnarration de Robbe-Grillet va justement contre cette idéologie :

" In sum, ideology is established order which is masked as natural order, which pretends to be not a creation of society but, on the contrary, a sort of divine law..."(16)

Cette `loi divine' semble être la causalité et la temporalité du récit, parce qu'elles sont les responsables de la cohérence, et la compréhensibilité, d'un récit. Or, dans un récit tout sorte de causalité ou temporalité est construite par l'auteur, et puisque ce sont des constructions, rien n'empêche l'auteur d'un roman ou le réalisateur d'un film de choisir d'autres critères pour construire un ordre. Le résultat pourrait être l'incompréhensibilité. L'incompréhensibilité parce que l'illusion d'un ordre dominant est brisée par l'instauration d'une discontinuité apparente par rapport à la causalité ou la temporalité. Ainsi beaucoup de spectateurs ont eu des problèmes de comprendre L'année dernière à Marienbad (1961), un film d'Alain Resnais dont Alain Robbe-Grillet a écrit le scénario. Il est impossible de reconstruire l'ordre chronologique de ce film, sinon que tout se passe au présent :

" Deux attitudes sont alors possibles : ou bien le spectateur cherchera à reconstituer quelque schéma `cartésien', le plus linéaire qu'il pourra, le plus rationnel, et ce spectateur jugera sans doute le film difficile, si ce n'est incompréhensible ; ou bien au contraire il se laissera porter par les extraordinaires images qu'il aura devant lui, par la voix des acteurs, par les bruits, par la musique, par le rythme du montage, par la passion des héros..., à ce spectateur-là le film semblera le plus facile qu'il ait jamais vu : un film qui ne s'adresse qu'à sa sensibilité, qu'à sa faculté de regarder, d'écouter, de sentir et de se laisser émouvoir. L'histoire racontée lui apparaîtra comme la plus réaliste, la plus vraie, celle qui correspond le mieux à sa vie affective quotidienne..."(17)

Selon Robbe-Grillet L'année dernière à Marienbad fonctionne comme notre esprit, " avec ces étrangetés, ses trous, ses obsessions, ses régions obscures. "(18) Le film présent en fait un temps mental.

Un des films de Robbe-Grillet qui joue justement avec la distinction entre un ordre établit d'une idéologie dominante, le récit dit classique, et un ordre qui fait appel à la participation créatrice du spectateur, est Trans-Europ-Express (1966). Dès le début il est important de distinguer les différents niveaux et les instances narrative et énonciatives correspondantes. En résumant on peut dire que Trans-Europ-Express est le récit d'un réalisateur qui est en train d'inventer un récit pour son nouveau film, sur un transport de drogues de Paris à Anvers. Ce réalisateur se trouve dans le récit du Trans-Europ-Express et est par conséquent un énonciateur délégué, ou, en d'autres termes, un narrateur intradiégétique. Il faut donc supposer qu'il y a un niveau de narration supérieur, celui du narrateur extradiégétique. Celui-ci n'est pas explicité : à l'intérieur du texte nous ne pouvons pas l'identifier. Il s'agit donc du niveau de la narration, ou de l'énonciation, impersonnelle. Il faut toujours présupposer ce niveau supérieur :

"le nombre des niveaux énonciatifs sera toujours n + 1, et il existera toujours un « je » extratextuel, insaisissable, irréductible..."(19)

Au lieu de `extratextuel' je dirai plutôt `supérieur', pour éviter des confusions. En tout cas, pour Trans-Europ-Express nous pouvons représenter les différents niveaux dans le tableau suivant :

[figure 2]

Le premier niveau énonciatif (NÉ1), l'énonciation ou la narration impersonnelle, contient tout le récit de Trans-Europ-Express. Au premier niveau diégétique (Nd1) se trouve aussi le deuxième niveau énonciatif (NÉ2), dont le narrateur intradiégétique, le réalisateur Jean, invente son récit sur le transport de drogue (Nd2). Jean est donc un narrateur délégué (délégué par le premier niveau énonciatif).

Toutefois, les différents niveaux diégétiques et énonciatifs, ne sont pas toujours facile à distinguer. On a avoir avec des métalepses(20) qui mettent la narration en jeu, et ainsi confondent le spectateur, parce qu'il ne sait plus situer les événements. C'est à dire qu'il ne sait plus sur quel niveau diégétique ils doivent être situés. Après le générique par exemple, on voit un personnage qui fait ce que Jean, le réalisateur, a déjà raconté. Cette présentation suggestionne qu'on a affaire du deuxième niveau diégétique, mais c'est réfuté quand ce personnage prend place dans le même compartiment du train que Jean. Ainsi il y a plusieurs faux pistes qui mettent en doute l'autorité du Jean, comme narrateur délégué. Il y semble être un conflit entre le premier et deuxième niveau diégétique. Jean n'est pas seulement corrigé par ses secondants, mais aussi par le niveau énonciatif supérieur. La conséquence est que le récit rebondit plusieurs fois pour prendre un autre cours, et qu'il est donc possible qu'on voie la même fille descendre deux fois du train, qu'un personnage peut jeter le même paquet (dont le contenu est trouvé dans un tiroir ultérieurement) plusieurs fois à plusieurs endroits, qu'une clé peut être volée après qu'elle était déjà donnée à un autre personnage, etc.

Le spectateur a affaire à une tentative de raconter un récit. Jean, le réalisateur qui fait cette tentative, est corrigé plusieurs fois. Cela explique les rebonds, et ça mette en doute la fidélité de Jean comme narrateur. Et s'il y a des entre-mélanges entre les deux diégèses (celui du transport de drogue et celui de la tentative de raconter un récit), c'est sur compte du niveau de la narration impersonnelle. La fidélité de cette instance énonciative impersonnelle ne peut pas être mise en question, parce que c'est justement cette instance qui est responsable de l'organisation de la totalité du récit de Trans-Europ-Express. Seulement par rapport à ce que des personnages (comme narrateurs délégués) racontent peut-on dire que ça pourrait être suspect; tout selon le contexte :

"Alors que chaque élément que construit le narrateur impersonnel est un fait qu'il concède au monde de la fiction, le personnage-narrateur doit mériter son autorité, et est toujours soumis à l'approbation ou au démenti d'une instance narrative supérieure."(21)

En fait, j'ai parlé jusqu'ici du niveau de l'énonciation narrative. Toutefois, l'énonciation cinématographique joue un aussi grand rôle dans la dysnarration. Les deux premiers niveaux diégétiques de Trans-Europ-Express se sont confrontés plusieurs fois. C'est possible parce que les deux programmes narratifs peuvent être représentés en même temps : puisque le langage cinématographique consiste de plusieurs matières d'expression, il est possible qu'un film raconte plusieurs récits en même temps. Dans le cinéma `classique' les matières d'expression sont en service du récit,(22) mais Alain Robbe-Grillet utilise la disparité des matières d'expression dans Trans-Europ-Express pour déceler le fonctionnement de l'énonciation filmique. Ainsi, par un simple mouvement de caméra est il possible de lier deux niveaux diégétiques (dans le même image on voit les personnages de différents niveaux diégétiques), là où ce serait `impossible' dans un film classique. Trans-Europ-Express est un film d'un caractère réflexif, aussi bien au niveau de l'énonciation narrative qu'au niveau de l'énonciation cinématographique. En effet, "la réflexion métalinguistique prend le dessus sur l'illusion diégétique."(23) Le spectateur croit d'abord avoir affaire à un film narratif classique, mais la créativité du spectateur est demandé quand le récit se conteste lui-même et perd sa cohérence.

"D'une façon générale, la dysnarration instaure des ruptures entre la fiction et la narration, dé-diégétisant cette dernière pour la ramener du côté de l'énonciation."(24)

"Or, ce qui marque de plus en plus l'art de Robbe-Grillet, c'est la transformation en une nouvelle structure espace-temps d'une « intrigue » pseudo-linéaire dont les données proviennent directement de la réalité psychique quotidienne.(25)

NOTES:

(1). André Gardies, Le cinéma de Robbe-Grillet. Essai sémiocritique, Albatros, Paris, 1983, p. 12.

(2). Alain Robbe Grillet in André Gardies, Alain Robbe-Grillet, Seghers (Cinéma d'aujourd'hui), Paris, 1972, p. 125.

(3). Dans `L'argent et l'idéologie', Le Monde, 26 février 1975.

(4). Boris Tomachevski in Tvetan Todorov, Théorie de la littérature. Textes des formalistes russes, Seuil, Paris, 1965, p. 268.

(5). Voir Seymour Chatman, Story and Discourse. Narrative Structure in Fiction and Film, Cornell University Press, Ithaca/London, 1978.

(6). David Bordwell, Narration in the Fiction Film, University of Wisconsin Press, Madison, 1985, p. 50.

(7). Cf. Seymour Chatman, Coming to Terms. The Rhetoric of Narrative in Fiction and Film, Cornell University Press, Ithaca/London, 1990, p. 9 et note 8: "These terms are not, strictly speaking, equivalent, but there is sufficient family resemblance to permit equating them in this rough way."

(8). Voir l'introduction in Mieke Bal, Narratologie (Essais sur la signification narrative dans quatre romans modernes), HES, Utrecht, 1983.

(9). Gérard Genette, Figures III, Seuil, Paris, 1972; Shlomith Rimmon-Kenan, Narrative Fiction: Contemporary Poetics, Routledge, London/New York, 1983.

(10). Christian Metz, `Remarques pour une phénoménologie du Narratif' in Essais sur la signification au cinéma, tome I, Klincksieck, Paris, 1968, p. 26.

(11). Algirdas Julien Greimas/Joseph Courtés, Sémiotique : dictionnaire raisonnée de la théorie du langage, Hachette, Paris, 1979. Voir sous `(parcours) génératif'.

(12). Algirdas Julien Greimas, Du sens, Seuil, Paris, 1970, pp. 135-136.

(13). Voir Greimas/Courtés, Dictionnaire..., sous `énonciation'.

(14). Anne Hénault, Narratologie, Sémiotique générale. Les enjeux de la sémiotique : 2, PUF, Paris, 1983, p. 134.

(15). Alain Robbe-Grillet, Pour un Nouveau Roman, Minuit, Paris, 1963, p. 31.

(16). Alain Robbe-Grillet, `Order and Disorder in Film and Fiction' in Critical Inquiry, Vol. 4, nº 1, University of Chicago Press, 1977, p. 4.

(17). Alain Robbe-Grillet, L'année dernière à Marienbad, ciné-roman, Minuit, Paris, 1961, p. 17-18.

(18). idem, p. 10.

(19). Catherine Kerbrat-Orecchioni, L'énonciation. De la subjectivité dans le langage, Armand Colin, paris, 1980, p. 225.

(20). Voir Gérard Genette, 1972, pp. 243-244.

(21). Robert Burgoyne, `Le narrateur au cinéma. Logique et pragmatique de la narration impersonnelle' in Poétique 87, Paris, 1991, p. 279.

(22). Voir David Bordwell/Janet Staiger/Kristin Thompson, The classical Hollywood cinema, Routledge and Kegan Paul, London/Melbourne/Henley, 1985, pp. 3-41.

(23). Giorgio Cremonini, Cinema e racconto: l'autore, il narratore, lo spettatore, Loescher, Torino, 1988, p. 130, ma traduction.

(24). Francis Vanoye, Récit écrit, récit filmique, Nathan, Paris, 1989 (1979), p. 200.

(25). Bruce Morrissette, Les romans de Robbe-Grillet, Les Éditions de minuit, Paris, 1963, p. 214.

 

Home
Home